Textes sacrés · Islam
Versets du Coran : 47 versets choisis, avec leur référence
Le Coran compte 114 sourates et 6 236 versets dans la numérotation la plus répandue. Cette page en réunit une sélection autour de quatre thèmes : Dieu, unique et proche ; les signes de la création ; la bonté envers les autres ; le savoir. Chaque verset est donné avec sa sourate et son numéro, en français dans la traduction d’Albin de Biberstein Kazimirski (1840) et en anglais dans celle de Marmaduke Pickthall (1930).
Pour les musulmans, le Coran est le texte arabe ; une traduction n’en rend que le sens, ce que rappelle le titre choisi par Pickthall, The Meaning of the Glorious Koran. Les deux traductions sont dans le domaine public et chaque verset a été comparé mot pour mot à leur texte. Des pages thématiques réunissent aussi les versets sur la patience, la confiance en Dieu, la miséricorde, le réconfort et la gratitude.
Versets sur Dieu, l’Unique et le Proche
La sourate d’ouverture, Al-Fatiha, et le verset du Trône (2:255) comptent parmi les passages les plus récités du Coran. Les autres versets de ce groupe parlent d’un Dieu unique, que les regards n’atteignent pas, et pourtant très proche : « Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. » (50:16).
Louange à Dieu, maître de l’univers.
C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours. Dirige-nous dans le sentier droit.
Il n’y a point d’autre Dieu que lui, le Vivant, l’immuable. Ni l’assoupissement ni le sommeil n’ont de prise sur lui. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre lui appartient.
Dieu est la LUMIÈRE des cieux et de la terre.
Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire.
Il est avec vous ; en quelque lieu que vous soyez.
À Dieu appartiennent le levant et le couchant ; De quelque côté que vous vous tourniez, vous rencontrerez sa face. Dieu est immense et il sait tout.
Il est le premier et le dernier ; visible et caché, il connaît tout.
Rien ne lui ressemble ; il entend et voit tout.
Les regards des hommes ne sauraient l’atteindre ; lui il atteint tous les regards : Le Subtil, l’Instruit.
Il est ce Dieu hors lequel il n’y a point de dieu. Il connaît le visible et l’invisible. Il est le Clément, le Miséricordieux.
Le Roi, le Saint, le Sauveur, le Fidèle, le Gardien, le Fort, le Puissant, le Très-Élevé.
Il a les clefs des choses cachées, lui seul les connaît. Il sait ce qui est sur la terre et au fond des mers. Il ne tombe pas une feuille qu’il n’en ait connaissance.
Les signes de la création dans le Coran
Le Coran invite souvent à regarder le monde : l’alternance du jour et de la nuit, la pluie qui fait pousser les cultures, le soleil et la lune qui suivent chacun leur course, la diversité des langues et des couleurs. Ces versets présentent la nature comme un ensemble de signes offerts à ceux qui réfléchissent.
Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternation des nuits et des jours, il y a sans doute des signes pour les hommes doués d’intelligence.
C’est lui qui a étendu la terre, qui y a mis les montagnes et les fleuves, qui y a établi des couples dans toutes les productions, qui ordonne à la nuit d’envelopper le jour. Certes, dans tout cela il y a des signes pour ceux qui réfléchissent.
C’est lui qui fait descendre du ciel l’eau qui vous sert de boisson, et qui fait croître les plantes dont vous nourrissez vos troupeaux. Au moyen de l’eau, il fait germer les blés, l’olive, le palmier, la vigne et toute sorte de fruits. Il y a dans ceci des signes pour ceux qui réfléchissent.
La création des cieux et de la terre, la diversité de vos langues et de vos couleurs, sont aussi un signe ; certes il y a dans ceci des signes pour l’univers.
Il n’est point donné au soleil d’atteindre la lune, ni à la nuit de devancer le jour ; chacun de ces astres se meut dans une sphère à part.
Le soleil et la lune se meuvent d’après un calcul. Les plantes et les arbres se prosternent devant Dieu. Et le ciel, il l’a élevé, et il a établi la balance.
C’est lui qui a établi le soleil pour répandre la clarté et la lune pour donner la lumière.
Ne voient-ils pas les oiseaux planer sur leurs têtes, déployer et resserrer leurs ailes ? Qui les soutient dans les airs, si ce n’est le Miséricordieux ? Il voit tout.
N’as-tu pas considéré que tout ce qui est dans les cieux et sur la terre publie les louanges de Dieu, et les oiseaux aussi en étendant leurs ailes ? Tout être sait la prière et le récit de ses louanges ; Dieu connaît leurs actions.
C’est lui qui a placé pour vous les étoiles (dans le ciel) afin que vous soyez dirigés dans les ténèbres sur la terre et sur les mers. Nous avons partout fait briller des signes pour ceux qui comprennent.
Il y a sur la terre des signes de la puissance de Dieu pour ceux qui croient fermement. il y en a dans vous-mêmes : ne le voyez-vous pas ?
Si la mer se changeait en encre pour décrire les paroles de Dieu, la mer se tarirait avant les paroles de Dieu, quand même nous y emploierions une autre mer pareille.
Versets sur la bonté, la justice et la parole
Parler avec bonté, honorer ses parents dans leur vieillesse, rester juste même envers ceux qu’on n’aime pas, éviter la médisance et le soupçon : une part du Coran règle la vie avec les autres. Le verset 49:13 voit dans la diversité des peuples et des tribus une occasion de se connaître.
N’ayez que des paroles de bonté pour tous les hommes.
Dieu a ordonné de n’adorer que lui, de tenir une belle conduite envers vos père et mère, soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous deux, et qu’ils restent avec vous. Garde-toi de leur montrer du mépris, de leur faire des reproches. Parle-leur avec respect.
Sois humble envers eux et plein de tendresse, et adresse cette prière à Dieu : Seigneur, aie pitié d’eux, de même qu’ils ont eu pitié de moi, qu’ils m’ont élevé quand j’étais tout petit.
Ô hommes ! nous vous avons procréés d’un homme et d’une femme ; nous vous avons partagés en familles et en tribus, afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus digne devant Dieu est celui d’entre vous qui le craint le plus.
Ne vous diffamez pas entre vous, ne vous donnez point de sobriquets.
Évitez le soupçon trop fréquent ; il y a des soupçons qui sont des péchés ; ne cherchez point à épier les pas des autres, ne médisez point les uns des autres.
Dieu commande la justice et la bienfaisance, la libéralité envers ses parents ; il défend la turpitude et l’iniquité, et l’injustice ; il vous avertit, afin que vous réfléchissiez.
Soyez fermes et justes témoins devant Dieu ; que la haine ne vous entraîne point à vous écarter de la droite ligne. Soyez justes : la justice tient de près à la piété.
Cherche à modérer ton pas et à baisser ta voix.
Dis à mes serviteurs de ne parler qu’avec douceur.
Les serviteurs du Miséricordieux sont ceux qui marchent avec modestie sur cette terre, et qui disent : PAIX A VOUS, aux ignorants qui leur adressent la parole.
Aidez-vous plutôt mutuellement à pratiquer le bien et la piété ; mais ne vous aidez point dans le mal et dans l’injustice.
Versets sur le savoir, l’effort et la sagesse
Selon la tradition musulmane, les premiers versets révélés sont ceux de la sourate 96, qui commencent par l’ordre de lire. Ce groupe réunit des versets qui valorisent la connaissance, la réflexion et l’effort personnel, jusqu’à la courte prière du verset 20:114, qui demande à Dieu d’augmenter la science de celui qui prie.
Seigneur ! augmente ma science.
Lis, car ton Seigneur est le plus généreux, C’est lui qui a appris (à l’homme) à se servir de la plume (de kalem) ; Il a appris à l’homme ce que l’homme ne savait pas.
Ceux qui savent et ceux qui ignorent seront-ils traités de la même manière ?
Il donne la sagesse à qui il veut ; et quiconque a obtenu la sagesse a obtenu un bien immense : mais il n’y a que les hommes doués de sens qui y songent.
Dieu élèvera à des degrés éminents ceux qui auront cru parmi vous, et qui auront reçu la science.
Appelle les hommes dans le sentier de Dieu par la sagesse et par des admonitions douces ; si tu entres en dispute avec eux, fais-le de la manière la plus honnête.
Leurs yeux ne sont point privés de la vue, mais leurs cœurs, ensevelis dans leurs poitrines, sont aveugles.
L’homme n’aura que ce qu’il a gagné.
Celui qui aura fait le bien du poids d’un atome le verra.
Que toute âme voie bien ce qu’elle se prépare pour le lendemain. Craignez Dieu, car il est instruit de vos actions.
Comment lire ces versets
Un verset isolé se comprend mieux replacé dans sa sourate : la référence (sourate:verset) te permet de le retrouver dans n’importe quel Coran imprimé ou en ligne. Les numéros suivent la numérotation standard des éditions actuelles ; l’édition de Kazimirski suit une numérotation européenne plus ancienne, où le même passage peut porter un numéro voisin.
Tu peux en lire un le matin et le garder en tête pour la journée, ou comparer le français et l’anglais : Kazimirski et Pickthall ne choisissent pas toujours les mêmes mots, et l’écart éclaire souvent le sens. Pour le contexte d’un verset, les commentaires (tafsir) et les personnes qualifiées de ta communauté restent les meilleurs guides.
Dans l’application Selfia, tu peux choisir la voie Islam dans Réglages › Spiritualité : des versets du Coran arrivent alors dans une section à part, jamais mêlée au reste.
Questions fréquentes
Combien de versets compte le Coran ?
Dans la numérotation la plus répandue aujourd’hui, celle des éditions courantes du Coran, on compte 6 236 versets répartis en 114 sourates. D’autres traditions de comptage, anciennes et reconnues, arrivent à des totaux légèrement différents, parce qu’elles coupent certains versets autrement. Le texte reste le même : seule la façon de le découper change.
Pourquoi la traduction de Kazimirski ?
Albin de Biberstein Kazimirski, orientaliste mort en 1887, a publié sa traduction française en 1840 ; elle a été rééditée tout au long du XIXe et du XXe siècle. Elle est dans le domaine public, ce qui permet de la citer librement et de la vérifier sur des éditions numérisées. Son français a vieilli par endroits, mais il reste clair et proche du texte.
Une traduction du Coran est-elle le Coran ?
Pour les musulmans, non : le Coran est le texte arabe, et une traduction n’en donne que le sens, avec les choix et les limites de son auteur. C’est pourquoi Pickthall a intitulé la sienne The Meaning of the Glorious Koran, « le sens du glorieux Coran ». Les versets de cette page sont donc à lire comme une aide pour approcher le texte, pas comme un substitut.
Pourquoi le numéro d’un verset peut-il différer d’un Coran à l’autre ?
Les éditions européennes du XIXe siècle, dont celle de Kazimirski, suivaient la numérotation de l’orientaliste Gustav Flügel, qui coupe certains versets autrement. Les références de cette page suivent la numérotation standard des éditions actuelles, si bien qu’un lecteur peut retrouver chaque verset dans n’importe quel Coran récent. Dans un exemplaire ancien de Kazimirski, cherche quelques versets plus haut ou plus bas.