Textes sacrés · Judaïsme
Tehilim : 51 versets des psaumes pour chaque moment
Tehilim, « louanges » en hébreu, est le nom juif du livre des Psaumes. Réciter des tehilim est une pratique ancienne et toujours vivante : on les dit pour demander une protection, pour un malade, pour traverser une épreuve ou pour remercier. Le psaume 121, « Je lève les yeux vers les montagnes », et le psaume 23, « L’Éternel est mon berger », sont parmi les plus récités.
Cette page rassemble des versets des tehilim dans la traduction de la Bible du Rabbinat français (1899), rangés par intention : protection, confiance, détresse, soir et matin, louange, et prière pour un proche malade. Chaque verset a été vérifié mot pour mot et suit la numérotation hébraïque. Ces textes accompagnent la prière ; ils ne remplacent pas les soins. Si tu traverses une détresse, appelle le 3114, gratuit, 24 h/24.
Tehilim pour la protection : psaumes 91 et 121
Le psaume 91 et le psaume 121 sont traditionnellement récités pour demander la protection, avant un voyage ou une nuit difficile. « Celui qui te garde ne s’endormira pas », dit le psaume 121. D’autres versets parlent d’abri, d’ailes et de bouclier.
Celui qui demeure sous la sauvegarde du Très-Haut, et s’abrite à l’ombre du Tout-Puissant, qu’il dise à l’Éternel : « Tu es mon refuge, ma citadelle, mon Dieu, en qui je place ma confiance ! »
Il m’appelle et je lui réponds ; je suis avec lui dans la détresse, je le délivre et le comble d’honneur.
Je lève les yeux vers les montagnes, pour voir d’où me viendra le secours. Mon secours vient de l’Éternel, qui a fait le ciel et la terre.
Il ne permettra pas que ton pied chancelle, celui qui te garde ne s’endormira pas.
Que l’Éternel te préserve de tout mal, qu’il protège ta vie ! Que le Seigneur protège tes allées et venues, désormais et durant l’éternité !
Garde-moi comme la prunelle des yeux, abrite-moi à l’ombre de tes ailes.
Protège-moi, ô Dieu, car je m’abrite en toi.
C’est toi qui es mon abri ! Tu me protèges contre l’adversité, tu m’environnes de chants de délivrance.
Dieu est pour nous un abri, une force, un appui dans les tourments, facilement accessible.
Seigneur, tu as été notre abri d’âge en âge !
Tehilim de confiance : le psaume 23
Le psaume 23 est souvent chanté au troisième repas du chabbat et lu en période de deuil. Il est présenté ici verset par verset, suivi d’autres versets de confiance : remettre sa destinée à l’Éternel, se décharger sur lui de son fardeau.
L’Éternel est mon berger, je ne manquerai de rien.
Dans de vertes prairies, il me fait camper, il me conduit au bord d’eaux paisibles.
Il restaure mon âme, me dirige dans les sentiers de la justice, en faveur de son nom.
Dussé-je suivre la sombre vallée de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu serais avec moi ; ton soutien et ton appui seraient ma consolation.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront ma vie durant, et j’habiterai de longs jours dans la maison du Seigneur.
Je fixe constamment mes regards sur le Seigneur ; s’il est à ma droite, je ne chancellerai pas.
Mon âme, mets toute ton attente en Dieu, de lui vient mon salut.
Remets ta destinée à l’Éternel ; confie-toi à lui : il fera [le nécessaire].
Décharge-toi sur Dieu de ton fardeau, il prendra soin de toi : jamais il ne laisse vaciller le juste.
Tehilim pour les jours de détresse
« Des profondeurs de l’abîme, je t’invoque » : le psaume 130 et les versets qui suivent donnent des mots à ceux qui sont au fond. Ils crient, attendent, puis se souviennent que Dieu répond au jour de la détresse.
Des profondeurs de l’abîme, je t’invoque, ô Éternel ! Seigneur, écoute ma voix, que tes oreilles soient attentives aux accents de mes supplications.
J’espère en l’Éternel, mon âme est pleine d’espoir, et j’ai toute confiance en sa parole.
Au jour de ma détresse, je t’appelle, car c’est toi qui me réponds.
Alors tu pourras m’appeler au jour de la détresse, je te tirerai du danger, et tu m’honoreras !
De l’extrémité du pays je crie vers toi, alors que mon cœur tombe en défaillance : puisses-tu me mener sur un rocher qui domine de haut !
J’ai placé mon ferme espoir en l’Éternel : il s’est incliné vers moi, il a entendu ma supplication.
Pourquoi es-tu affaissée, mon âme ? Pourquoi t’agites-tu dans mon sein ? Mets ton espoir en Dieu, car j’aurai encore à le louer, lui, mon sauveur et mon Dieu !
Lorsque je dis : « Mon pied va chanceler », ta grâce, Éternel, vient me soutenir.
Mais ils crièrent vers l’Éternel dans leur détresse : il les sauva de leurs angoisses. Il transforma l’ouragan en une brise légère, et les vagues apaisèrent leur fureur.
Tehilim du soir et du matin
Certains versets accompagnent le coucher et le réveil : « En paix, je me couche et m’endors aussitôt », dit le psaume 4. D’autres demandent d’entendre la grâce de Dieu dès le matin. Ils se retiennent facilement par cœur.
En paix, je me couche et m’endors aussitôt ; car toi, ô Seigneur, même dans l’isolement, tu me fais demeurer en sécurité.
Je me couche et m’endors, puis je me réveille, car l’Éternel me soutient.
Lorsque je me souviendrai de toi sur ma couche, et penserai à toi dans les veilles de la nuit. Car tu seras devenu un appui pour moi, et je chanterai à l’ombre de tes ailes.
Dès le matin, annonce-moi ta grâce, car j’ai mis confiance en toi ; fais-moi connaître le chemin que je dois suivre, car vers toi j’élève mon âme.
Rassasie-nous dès le matin de ta grâce, et nous entonnerons des chants, nous serons dans la joie toute notre vie.
Il est beau de rendre grâce à l’Éternel, de chanter en l’honneur de ton nom, ô Dieu suprême, d’annoncer, dès le matin, ta bonté, et ta bienveillance pendant les nuits.
Le soir dominent les pleurs, le matin, c’est l’allégresse.
J’ai apaisé et fait taire mon âme ; tel un enfant sevré, reposant sur le sein de sa mère, tel un enfant sevré, mon âme est calme en moi.
Tehilim de louange et de remerciement
Le livre des tehilim se termine sur la louange : « Que tout ce qui respire loue le Seigneur ». Ces versets, dont plusieurs sont dits dans la prière du matin, célèbrent la bonté de Dieu, la création et la joie d’être en vie.
Bénis, mon âme, l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits.
Bénis, mon âme, l’Éternel ! Que tout mon être bénisse son saint nom !
Que tout ce qui respire loue le Seigneur ! Alléluia !
Rendez hommage au Seigneur, car il est bon, car sa grâce est éternelle.
Car l’Éternel est bon, sa grâce est éternelle, sa bienveillance s’étend de génération en génération.
Acclamez l’Éternel, toute la terre ! Adorez l’Éternel avec joie, présentez-vous devant lui avec des chants d’allégresse.
Je bénirai l’Éternel en tout temps, constamment j’aurai ses louanges à la bouche.
Ce jour, le Seigneur l’a préparé, consacrons-le par notre joie, par notre allégresse.
Tehilim pour un proche malade
Réciter des tehilim pour un malade est une coutume répandue, souvent en ajoutant son nom à la prière. Ces versets parlent d’un Dieu proche des cœurs brisés et qui soutient ceux qui tombent. Ils accompagnent les soins, sans jamais les remplacer.
Le Seigneur le soutiendra sur le lit de douleur.
C’est lui qui guérit les cœurs brisés et panse leurs douloureuses blessures.
Ma chair peut se dissoudre ainsi que mon cœur, Dieu sera à jamais le rocher de mon cœur et mon partage.
C’est là ma consolation dans la misère, que ta parole me rende la vie.
L’Éternel soutient tous ceux qui tombent, et redresse ceux qui sont courbés.
L’Éternel est proche des cœurs brisés, il prête secours à ceux qui ont l’esprit contrit.
Lorsque les soucis se multiplient dans mon sein, ce sont tes consolations qui remettent mon âme en joie.
Comment dire les tehilim
Les tehilim se disent à voix basse ou à mi-voix, lentement, en hébreu ou dans sa langue. Si tu ne lis pas l’hébreu, la traduction suffit : l’intention compte autant que les mots. Choisis un psaume, lis-le en entier dans ta Bible à partir du verset cité ici, puis reviens au verset qui t’a le plus parlé.
Pour prier pour quelqu’un, beaucoup ajoutent son prénom hébraïque et celui de sa mère à la fin de la lecture. Certains groupes se partagent les cent cinquante psaumes pour les lire en entier en une journée. Tu peux commencer bien plus simplement : un verset, chaque soir.
Questions fréquentes
Quel tehilim dire pour la protection ?
Le psaume 91, qui commence par « Celui qui demeure sous la sauvegarde du Très-Haut », et le psaume 121 sont souvent récités pour la protection ; le psaume 121 est volontiers dit avant un voyage. Le psaume 20 et le psaume 27 sont aussi lus dans les moments d’inquiétude.
Quels tehilim dire pour un malade ?
La coutume associe plusieurs psaumes à la prière pour un malade, notamment les psaumes 6, 20, 30 et 41, dont le verset 4 dit : « Le Seigneur le soutiendra sur le lit de douleur ». On y ajoute le nom de la personne. Cette prière accompagne les soins médicaux et ne les remplace pas.
Pourquoi les numéros de versets diffèrent-ils de ma Bible ?
La Bible du Rabbinat suit la numérotation hébraïque, qui compte souvent le titre du psaume comme premier verset. Une Bible anglaise comme la King James Version peut donc indiquer un autre numéro pour le même texte : le psaume 34:19 de cette page y devient le psaume 34:18.