Citations d’autres auteurs Page 2 sur 3

84 citations d’auteurs cités une ou deux fois, par ordre alphabétique. Chacune est donnée mot pour mot, avec son œuvre, son passage et sa source.

Fénelon

  1. « Il vous faut des plaisirs qui vous délassent, et que vous goûtiez en vous possédant, mais non pas des plaisirs qui vous entraînent. »

  2. « Chacun se croit assez payé de son travail par une vie douce et réglée, où l’on jouit en paix et avec abondance de tout ce qui est véritablement nécessaire à la vie. »

Fontenelle

  1. « Il est surprenant que l’ordre de la nature, tout admirable qu’il est, ne roule que sur des choses si simples. »

    Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes

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Francis Jammes

  1. « Le village à midi. La mouche d’or bourdonne / entre les cornes des bœufs. / Nous irons, si tu le veux, / si tu le veux, dans la campagne monotone. »

    Francis Jammes, De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, « Le village à midi »

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  2. « Par la fenêtre noire, triste, ouverte, / on entendait un piano dans les lauriers luisants. / Les petites fenêtres étaient vertes. / Là on devait être bien heureux, certes, / comme dans les livres de Rousseau il y a longtemps. »

    Francis Jammes, De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, « Il y avait des carafes »

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Georges Rodenbach

  1. « Et langoureusement la clarté se retire ; / Douceur ! Ne plus se voir distincts ! N’être plus qu’un ! / Silence ! Deux senteurs en un même parfum : / Penser la même chose et ne pas se le dire. »

    Georges Rodenbach, Le Règne du silence, « Du silence »

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Gérard de Nerval

  1. « Le papillon ! fleur sans tige, / Qui voltige, / Que l’on cueille en un réseau ; / Dans la nature infinie / Harmonie / Entre la plante et l’oiseau ! »

    Gérard de Nerval, Petits châteaux de Bohême, « Les Papillons »

    Texte original (édition de 1853) · Source : Wikisource

  2. « Ce beau temps me pèse et m’ennuie, / Ce n’est qu’après des jours de pluie / Que doit surgir, en un tableau, / Le printemps verdissant et rose ; / Comme une nymphe fraîche éclose, / Qui, souriante, sort de l’eau. »

    Gérard de Nerval, Petits châteaux de Bohême, « Avril »

    Texte original (édition de 1853) · Source : Wikisource

Hector Malot

  1. « On aime ceux dont on se sent aimé; et il me semble que si nous nous faisons l’ami des autres, nous faisons des autres nos amis. »

Henri Bergson

  1. « Le rire n’a pas de plus grand ennemi que l’émotion. »

    Henri Bergson, Le Rire, chapitre I

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  2. « Tension et élasticité, voilà deux forces complémentaires l’une de l’autre que la vie met en jeu. »

    Henri Bergson, Le Rire, chapitre I

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Henri Poincaré

  1. « Le savant n’étudie pas la nature parce que cela est utile ; il l’étudie parce qu’il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu’elle est belle. Si la nature n’était pas belle, elle ne vaudrait pas la peine d’être connue. »

    Henri Poincaré, Science et méthode, livre premier

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  2. « Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir. »

    Henri Poincaré, La Science et l’hypothèse, Introduction

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Henrik Ibsen

  1. « L’homme le plus fort qu’il y ait au monde, c’est celui qui est le plus seul. »

    Henrik Ibsen, Un ennemi du peuple

    Traduction : comte Prozor, 1905 · Source : Wikisource

Henry Murger

  1. « L’amour naît surtout de la spontanéité; c’est une improvisation. L’amitié, au contraire, s’édifie pour ainsi dire: c’est un sentiment qui marche avec circonspection; c’est l’égoïsme de l’esprit, tandis que l’amour c’est l’égoïsme du cœur. »

Hippolyte Taine

  1. « Les étoiles pacifiques luisent comme des points de flamme; tout l’air est rempli d’une lumière bleuâtre et tendre, qui a l’air de dormir dans le réseau de vapeur où elle s’est posée. »

  2. « L’eau, dans ces gorges, est la mère de toute vie et la nourrice de toute beauté. »

Jean Racine

  1. « Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous, / Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ; / Que le jour recommence, et que le jour finisse, / Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice, / Sans que, de tout le jour, je puisse voir Titus ? »

    Jean Racine, Bérénice, acte IV, scène 5

    Texte original (1670) · Source : Wikisource

Jean-Henri Fabre

  1. « Quarante ans j’ai lutté avec un courage inébranlable contre les mesquines misères de la vie ; et le laboratoire tant désiré est enfin venu. Ce qu’il m’a coûté de persévérance, de travail acharné, je n’essayerai pas de le dire. »

    Jean-Henri Fabre, Nouveaux souvenirs entomologiques, « L’Harmas »

    Texte original · Source : Project Gutenberg #18081

  2. « La boule destinée à l’oeuf ne se confectionne pas en public, dans le pêle-mêle du chantier d’exploitation. C’est une oeuvre d’art et de haute patience, qui demande recueillement et soins minutieux, impossibles au sein de la foule. »

    Jean-Henri Fabre, Souvenirs entomologiques, Livre I (le Scarabée sacré)

    Texte original · Source : Project Gutenberg #16825

John Ruskin

  1. « Le pain de farine est bon, mais il y a du pain doux comme du miel, si vous vouliez y goûter, dans un bon livre. »

    John Ruskin, Sésame et les lys (Sesame and Lilies)

    Traduction de Marcel Proust, Mercure de France, 1906 · Source : Wikisource

José-Maria de Heredia

  1. « C’est là que, satisfait de son destin borné, / Gallus finit de vivre où jadis il est né. / Va, tu sais à présent que Gallus est un sage. »

    José-Maria de Heredia, Les Trophées, « Villula »

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  2. « La moisson débordant le plateau diapré / Roule, ondule et déferle au vent frais qui la berce ; / Et le profil, au ciel lointain, de quelque herse / Semble un bateau qui tangue et lève un noir beaupré. »

    José-Maria de Heredia, Les Trophées, « Floridum Mare »

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Jules Renard

  1. « L’alouette vit au ciel, et c’est le seul oiseau du ciel qui chante jusqu’à nous. »

  2. « Je t’aime, non parce que tu es mon père; je t’aime, parce que tu es mon ami. »

Jules Sandeau

  1. « Ainsi parfois il suffit du parfum d’une fleur, d’un jeu de la lumière, d’un accent de la brise, pour évoquer en nous tout un monde enseveli. »

Leconte de Lisle

  1. « Les prés ont une odeur d’herbe verte et mouillée, / Un frais soleil pénètre en l’épaisseur des bois ; / Toute chose étincelle, et la jeune feuillée / Et les nids palpitants s’éveillent à la fois. »

    Leconte de Lisle, Poèmes antiques, « Juin »

    Texte original · Source : Wikisource

  2. « Midi, roi des étés, épandu sur la plaine, / Tombe en nappes d’argent des hauteurs du ciel bleu. / Tout se tait. L’air flamboie et brûle sans haleine ; / La terre est assoupie en sa robe de feu. »

    Leconte de Lisle, Poèmes antiques, « Midi »

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